13.7.16

Pourquoi faut-il croire en ses rêves ?

Aujourd'hui, je partage avec vous ma profonde conviction qu'il faut croire en ses rêves. Et pour vous expliquer pourquoi, je vous raconte mon expérience personnelle dans ma recherche du premier emploi. 

Voilà maintenant 10 mois que j'ai obtenu mon Master en Marketing Management, spécialisé dans le secteur du luxe. Je suis donc considérée comme une jeune diplômée. C'est donc avec beaucoup de motivation et de dynamisme qu'à partir du mois d'octobre 2015, je me lance dans la recherche de mon premier emploi. Ayant auparavant réalisé un BTS esthétique, j'ai un profil avec une double compétence. J'ai réalisé un mémoire sur les apports du marketing expérientiel aux marques cosmétiques de luxe en France, donc un atout supplémentaire pour mon CV. Fabuleux, je vais pouvoir mettre cela en avant et travailler dans le monde merveilleux des cosmétiques. Mon truc, c'est le naturel et le bio, donc j'oriente mes recherches dans ce sens là. Mais rapidement, je constate que les offres d'emploi en marketing ne courent pas les rues, et surtout ne sont pas du tout accessibles aux jeunes diplômés. Mon quotidien, c'est pas de réponse ou peu de réponse, des semaines voire des mois après ma candidature. 

Rapidement, je me dit qu'il va falloir élargir sérieusement la recherche à d'autres secteurs. J'aime l'univers du bien-être en général mais aussi celui de la mode, de la maison et de la décoration. Je me renseigne sur le "premier job parfait" pour percer dans le marketing. Je m'intéresse au métier de chef de secteur. En effet, à la fois sur des missions commerciales et du management, ce métier permet d'encadrer une équipe de vente et gérer un secteur de magasin. C'est aussi à ce moment que je découvre le service d'accompagnement gratuit de l'APEC qui permet d'avoir un conseiller sur plusieurs mois pour nous aider dans notre recherche d'emploi. Le combo parfait, je sais le métier que je recherche et j'ai quelqu'un pour me guider. Rapidement, je reçois des propositions d'entretien de plusieurs grandes entreprises. En parallèle, je développe mon réseau en allant sur des salons métiers. Je décroche aussi un entretien par ce biais. Etant basée sur La Rochelle, je fais énormément d'aller-retour car bien entendu, les entretiens sont tous en Île-de-France. Je fais jusqu'à 4 entretiens pour la même entreprise ou alors pour des cabinets de recrutement. Mais c'est là que ça se complique, dans le meilleur des cas, je reçois un non du plus impersonnel qui soit, sans aucune explication, sans réussir même à avoir quelqu'un au téléphone ! Dans le pire des cas, on ne me recontacte plus du tout.  Bienvenue dans l'univers impitoyable du monde du travail. 

Le problème, c'est qu'au-delà du manque évident de respect que me présentent les entreprises, je ne tiens pas en place car je veux travailler. Quoi de plus frustrant que d'avoir décroché son diplôme et de rester à la maison à attendre des réponses qui ne viennent pas ? Vous vous êtes peut-être demandé à ce stade de mes explications qu'est-ce qui cloche chez moi pour faire 4 entretiens et ne pas décrocher le poste ? Et bien, en dépit du fait que je n'ai pas la réponse à cette question, j'ai quand même eu la présence d'esprit de demander à l'issue de chaque entretien ce que la personne avait pensé de moi. Voilà ce que l'on m'a répondu : 

"Vous êtes vraiment un coup de cœur pour moi et ma collègue. Lorsque'on vous a rencontré sur le salon, vous nous avez marqué. C'est pourquoi, je vais envoyer votre CV à notre service RH pour poursuivre le processus de recrutement".

"Malgré votre manque d'expérience dans le secteur de la distribution, vous avez une grande maturité. Et je dois dire que c'est assez impressionnant pour votre âge". 

Vous vous seriez aussi attendu à avoir un oui à l'issue de ce genre de commentaires n'est-ce pas ? A l'inverse, j'ai aussi eu des remarques d'un autre genre par rapport à mon "manque d'expérience" : 

"Vous n'avez pas vraiment d'expérience de management sur un précédent poste [sans blague, je recherche mon 1er emploi] peut-être devriez-vous envisager de commencer en tant que vendeuse experte".

Alors outre le fait que je n'ai rien du tout contre le fait d'être vendeuse experte, je ne me serais pas "amusée" à prolonger mes études de 3 ans et de plus entièrement en anglais, avec 9 mois d'expatriation à l'étranger, pour faire quelque chose que je peux faire après mon BTS ! Je ne parle même pas de l'investissement financier que cela représente de faire une école de commerce. 

En parallèle de mes recherches, je me lance sur un nouveau projet. J'ai toujours eu l'envie d'entreprendre, d'avoir mon propre business. Mais en élève bien sage, je me suis dit qu'il valait mieux d'abord passer par le monde de l'entreprise, se faire de l'expérience, monter en compétences et développer son réseau. Logique ! C'est pourquoi j'ai lancé ma boutique en ligne Mood de Luna en janvier 2016. A ce moment là, je me dis que je pourrais mettre en pratique tout ce que j'ai appris à l'école. On ne sait jamais cela peut également amener vers de nouvelles opportunités.

Mais bien sûr, vous l'aurez compris, à ce stade du processus, les choses commencent sérieusement à se gâter. En effet, ce n'est pas ma boutique qui démarre qui va me faire vivre. Après avoir déployé sans succès le plan B, il faut passer au plan C. Je change (encore) l'intitulé de mon CV. A la place de chef de secteur, j'écris commerciale. Dès le lendemain, deux cabinets de recrutement m'appellent. A partir de ce moment, je reçois des appels toutes les semaines, je n'ai même plus à candidater par moi-même. Le problème, c'est que je ne suis pas commerciale. Mais au bout d'un moment vous avez besoin de travailler, il n'est plus question d'envie. 
Je décroche donc en février 2016 mon premier emploi en tant que commerciale sédentaire pour un très grand groupe français. Youpi, c'est la fête. Au moins, j'ai un bon salaire, un variable attractif, pas de quoi se plaindre n'est-ce pas ? La formation se passe bien, la boîte nous fait les yeux doux, l'intégration est au top ! Deux semaines après, c'est le moment de faire ses preuves, on est sur une nouvelle offre, la boîte a recruté en masse en multipliant par 4 son effectif de commerciaux. Le ton change. Mes journées vont peu à peu être rythmées par les objectifs (inatteignables) à tenir, les statistiques à fournir, les contrats à signer, les conditions de validation pour toucher son variable à respecter. Nous devenons des chiffres, des objectifs remplis ou pas remplis. Je vois des départs toutes les semaines et chacun fini par se dire quand est-ce que moi aussi je vais monter dans le bus (de départ) ? 

Je n'ai pas attendu pour reprendre de plus belle mes recherches d'un "nouveau premier emploi" parce que celui-ci était clairement une erreur de parcours. Au-delà du fait que l'on peut toujours tirer un bénéfice positif d'une expérience, il faut bien avouer que d'un point du vue purement professionnel, j'ai perdu mon temps. Comme je recherche un nouvel emploi rapidement, je garde mon intitulé "commerciale" sur mon CV. Aussitôt remis en ligne, aussitôt recontactée. Formidable, c'est parti pour les entretiens à 19h du soir. 1, 2 jusqu'à trois entretiens dans la même semaine. Les entreprises veulent me voir tout de suite, et me revoir le lendemain. Cela m'arrive même de devoir y aller en jean et basket parce que le matin, je ne savais pas que je décrocherais un entretien le soir même. ET puis après tant d'efforts, bien sûr on attend le verdict... qui ne tombe pas. Les entreprises ne se donnent de nouveau pas la peine de me répondre. Ou alors, quand elles le font c'est deux semaines après alors que j'avais eu droit à la fin de l'entretien à quelque chose comme :

"on se décide vendredi car c'est vraiment urgent, donc merci pour votre disponibilité rapide. On se dit donc à vendredi". J'attends toujours. 

A ce stade de la situation, il devient vraiment compliqué de supporter la pression du travail et de ses fichus objectifs avec les résultats inexistants pour trouver une nouvelle opportunité de carrière. Je suis tout simplement lessivée. Où sont passés mon enthousiasme et ma joie d'aller travailler ? Ils se sont envolés. Je n'ai même plus de temps à consacrer à mon projet que j'aime tant, ma boutique Mood de Luna. C'est le moment de reprendre tout depuis le départ et de me recentrer sur ce qui me fait vibrer. Je surfe beaucoup sur internet, je cherche, je fouine, je lis des blogs, des articles, des sites. Je contacte des personnes pour échanger, pour poser des questions. Je découvre des concepts intéressants où l'on vous aide à savoir ce que vous voulez, comment changer de métier, comment découvrir ce que l'on aime vraiment, (re)croire en ses rêves... Mais qu'est-ce que je recherche finalement ? Moi je sais ce qui me plait mais les entreprises ne me font pas confiance. Alors dans ce cas-là qu'est-ce que tu fais ? 



C'est à la fois simple et pas si facile à faire mais il faut croire en ses rêves ! J'ai l'intime conviction que si tu suis le chemin vers ce qui te plaît, tu sauras toujours trouver l'énergie nécessaire pour continuer à avancer. Pourquoi ? Parce que se battre pour quelque chose dans lequel on croit, pour un projet porteur de sens, c'est beaucoup plus motivant que de se lever uniquement pour remplir le frigo. Même face à la pression de la société de rentrer à tout prix dans une petite case avec un CDI bien rangé, il vaut mieux écouter sa voix intérieure. Pour savoir comment cela s'est-passé pour moi, je vous donne rendez-vous dans un prochain article car celui-ci est déjà bien trop long ! En attendant, je vous invite à lire mon article Comment 2015 te fera réussir 2016.




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